Le numéro 179 en vente jusqu'au 30 septembre
Presse Pontissalienne 179

Infos

Edito

Contorsion

C’est un puissant sans visage que François Hollande dénonçait lorsqu’il était dans l’euphorie de la campagne présidentielle de 2012. Un puissant qui ne sera jamais élu, mais pourtant qui gouverne le monde disait-il en plein lyrisme, des trémolos dans la voix. Il avait promis de s’y attaquer de front, séduisant ainsi le peuple de gauche bercé par ce discours illusoire. Le candidat Hollande parlait bien sûr du monde de la finance, l’ennemi juré qu’il voulait bouter hors de France. Deux ans et demi plus tard, le contraste est saisissant, voire révoltant pour ce peuple de gauche qui se sent trahi. C’est en effet un homme qui n’a jamais été élu, ancien pilier de la banque Rothschild, symbole du capitalisme doré, qui mène la politique économique de la France depuis ce nouveau remaniement. Avec la nomination d’Emmanuel Macron et de quelques autres nouveaux venus à la botte de Manuel Valls, François Hollande enterre définitivement les illusions de ce peuple de gauche. Le virage définitif et assumé du social-libéralisme rassurera paradoxalement beaucoup plus les électeurs de droite que ceux de gauche, déboussolés par tant de renoncements. Cette nouvelle contorsion n’est pourtant pas vraiment rassurante : deux ans et demi après la présidentielle de 2012, on a la vague impression que le quinquennat ne fait que commencer et on ne voit pas comment, d’ici 2017, il peut se conclure sur un succès. Pour la France qui s’enfonce, c’est deux ans et demi de perdus en tergiversations. Les deux seules réformes que l’on retiendra de ce début de quinquennat sont l’instauration du mariage homosexuel et la réforme pénale… Sur le plan de la compétitivité, de l’emploi et de la croissance, circulez, il n’y a rien eu à voir… Ici dans le Haut-Doubs, la réalité économique de la France n’est pas vraiment visible, encore masquée par la prospérité que nos voisins suisses nous offrent. Jusqu’à quand ?… Les militants de gauche, c’est naturel, prônent une autre politique faite de redistribution et d’aides publiques. Avec ce nouveau gouvernement, ils en sont pour leurs frais. Pourtant, quelle autre voie devrait suivre la France sinon celle du désendettement, de la relance de l’économie par la baisse des charges sociales et au plus vite des impôts ? Aucune autre. Pour espérer sauver son quinquennat, François Hollande n’a donc d’autre choix que d’assumer désormais jusqu’au bout ce dernier virage à droite.
 

Jean-François Hauser

Sommaire

Gens du voyage : le ras-le-bol.
Tout l'été, ils ont provoqué inquiétudes et dégâts. Pourquoi bénéficient-ils d’une telle impunité ?

 
Abandon de la voie verte :
Le président du Conseil général Claude Jeannerot, déçu, ne mâche pas ses mots.
 

Les Francs-Comtois dans la Grande guerre.
Il y a tout juste 100 ans, les jeunes soldats étaient entraînés dans le plus effroyable conflit de l’Histoire.

 

Et 52 pages d'actualité du Haut-Doubs

 

Jean-François HAUSER

Directeur de la rédaction