Le numéro 186 en vente jusqu'au 04 mai 2015
presse pontissalienne 186

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Union

La large victoire de la droite aux élections départementales n’est pas une surprise pour tous les cantons du Haut-Doubs. Le seul coup de théâtre est survenu le 22 mars quand le P.S. en lambeaux ne s’est même pas qualifié pour le second tour dans le canton de Pontarlier. La gauche pontissalienne devra en urgence faire son examen de conscience et se trouver de vrais leaders si elle ne veut pas disparaître complètement des radars. La vraie surprise vient des cantons bisontins. La droite aurait même sans doute fait le grand chelem sur les six cantons bisontins si le F.N. n’était pas arrivé devant au premier tour dans les deux secteurs sauvés par la gauche. Cette victoire qui permet à la droite de retrouver une large majorité au Conseil départemental - 24 élus contre 14 pour la gauche - est la combinaison de deux facteurs déterminants. Le premier, tout le monde s’accorde pour le reconnaître, est le rejet de la politique gouvernementale. Plus que cela d’ailleurs. Sur ce scrutin local ancré dans les territoires, c’est certainement les messages contradictoires envoyés par le gouvernement Valls au gré de sa popularité qui a mis les électeurs en colère : un jour on supprimait les Départements, le lendemain on faisait une volte-face en louant leur utilité. On ne se moque pas ainsi des élus de terrains et des concitoyens. La seconde raison déterminante, dans le Doubs plus qu’ailleurs encore, c’est la belle union qu’a su construire la droite et en particulier la droite bisontine. La victoire dans quatre cantons bisontins sur six a fait définitivement pencher la balance en faveur de l’union de la droite. Cette victoire-là trouve ses origines dans le comportement rassembleur du sénateur Jacques Grosperrin à l’occasion des municipales bisontines en mars 2014. Et pour une fois, là où a réussi la droite avec toutes ses composantes et une bonne part de candidats issus de la société civile, la gauche a sombré dans ses divisions, dépassée par son aile radicale, illisible vis-à-vis de ses rapports avec les écologistes et tiraillée entre ceux qui défendent encore peu ou prou la politique gouvernementale et ceux qui ont passé la campagne à la flinguer. La gauche récolte les fruits de sa désunion, la droite ceux de son entente. L’union est donc le seul salut pour les principales forces politiques. D’ici les régionales, cette union paraît encore lointaine pour une gauche perdue.
 

Jean-François Hauser

Sommaire
Lotissements dans le Haut-Doubs : jusqu'où ira-t-on ?
Malgré la crise de l'immobilier, les projets de construction continuent de fleurir dans le Haut-Doubs pontissalien.
 
Le sous-sol pontissalien livre ses secrets.
Des fouilles archéologiques ont été lancées à Pontarlier pour en savoir plus sur le passé de la ville.
 

Les nouveaux visages du Haut-Doubs.
A l'issue des élections départementales, trois nouvelles femmes ont été élues dans le Haut-Doubs. Comment abordent-elle leur nouvelle vie publique ?

 

Et 48 pages d'informations sur Pontarlier et sa région.

 

Jean-François HAUSER

Directeur de la rédaction