La Presse Pontissalienne 221 - Mars 2018

RETOUR SUR INFO 2 La Presse Pontissalienne n° 221 - Mars 2018 C’ est désormais un enjeu stratégique de développement du territoire. Possé- der la fibre chez soi ou recevoir la 4 G sur son mobile font partie des critères d’instal- lation d’une entreprise, d’une famille. Le Haut- Doubs, longtemps oublié, fait son retard. “Nous avons présenté à Montgesoye l’arrivée d’un meil- leur débit : la mairie nous a dit que des maisons, en vente depuis quelque temps, ont rapidement trouvé preneur” indique un responsable de la société Orange. Si tout ne va pas assez vite aux yeux des habitants ou des élus, Orange explique qu’elle est en phase d’accélération. À Pontarlier, 2 600 foyers sont raccordables à la fibre par l’opérateur qui emploie 1 000 per- sonnes en Franche-Comté. Dans les autres com- munes du Haut-Doubs, c’est le syndicat mixte Doubs Très haut débit qui assure les raccorde- ments dans les villages notamment. “Orange va déployer la fibre dans 162 communes d’ici 2022 pour 281 000 foyers (soit 42 % des foyers francs- comtois) avec une forte augmentation de la pro- duction : + 27 000 foyers raccordables en un an. 14 communes sont en cours de déploiement comme Pontarlier” note Yves-André Leroux, directeur Orange Est. C’est la société qui inves- tit sur ses fonds propres sans l’aide des col- lectivités. Le représentant régional a présenté les chiffres du groupe pour 2017. Les voyants sont au vert. En matière de téléphonie, Orange assure couvrir dans le Doubs 91,3%de la popu- lation en 4 G, soit une amélioration de plus de 15 points de la couverture en un an. Cela repré- sente 80 000 habitants du département. Depuis l’an dernier, Labergement-Sainte-Marie, Mouthe, Oye-et-Pallet, Les Hôpitaux-Vieux, bénéficient de la couverture 4 G. Orange - comme d’autres opérateurs - a mis fin à l’itinérance avec la Suisse notamment. Plus de mauvaises surprises lorsque vous basculez sur le réseau suisse sans vous en apercevoir : la facture n’est plus aussi salée. n L es travaux démarreront au printemps et devraient durer “une année” selon les services de la C.C.I. du Doubs. Mais d’ores et déjà, les premiers salariés de l’antenne pontis- salienne de la C.C.I. du Doubs ont quitté leurs locaux exi- gus de la rue du Vieux-Châ- teau pour intégrer le nouveau siège pontissalien de la cham- bre consulaire, rue des Ber- nardines à Pontarlier, en lieu et place de l’ancien magasin Interprix. “À Pontarlier, dont le taux d’équipement com- mercial est digne d’une ville de 100 000 habitants, il y a de grands besoins, notam- ment en termes de forma- tions liées à la vente et au commerce. Il y a aussi la proxi- mité de la Suisse. Notre objec- tif était d’avoir de vrais locaux sur Pontarlier pour pouvoir répondre à toutes ces pro- blématiques. Ce bâtiment ser- vira à accompagner les por- teurs de projets, à organiser des formations, à animer une plate-forme transfrontalière d’échanges de bonnes pra- tiques” justifiait Dominique Roy, le président de la C.C.I. du Doubs au moment où ce projet d’acquisition s’était concrétisé. Pour acquérir ce vaste bâtiment de plus de 1 000 m 2 , la C.C.I. du Doubs a déboursé 1,2 million d’eu- ros, auxquels il faudra ajou- ter “environ 650 000 euros” pour les travaux d’aména- gement qui se termineront au printemps 2019. Une formation de l’école de commerce I.M.E.A. est en cours de validation par le Conseil régional de Bour- gogne-Franche-Comté. La première session de cette for- mation décentralisée dans le Haut-Doubs pontissalien pourrait démarrer à la rentrée prochaine si l’agrément est validé d’ici là. À moyen terme, la C.C.I. pré- voyait également d’aména- ger dans les vastes combles du bâtiment quelques stu- dios qui seraient réservés à des étudiants ou des appren- tis pontissaliens. n L a Ville de Pontarlier par- raine depuis mai 2013 la 1 ère compagnie de com- bat du 13 ème régiment de Génie de Valdahon. Plusieurs rai- sons expliquent cette forma- lisation des liens qui unissent depuis fort longtemps la capi- tale du Haut-Doubs aux mili- taires de Valdahon : l’attrait de la population aux céré- monies patriotiques et com- mémoratives, l’attachement de la municipalité à l’institu- tion militaire et l’intervention des sapeurs du 13 ème R.G. lors des travaux de génie civil effectués en 2011 au fort Mah- ler et de temps en temps sur d’autres bâtiments. La 1 ère compagnie du 13 ème R.G. est aussi très fidèle aux défilés et cérémonies pontissaliennes. Les sapeurs valdahonnais n’hésitent pas non plus à par- ticiper aux projets pédago- giques menés avec les écoles dans le cadre du lien Armée- Nation. À l’occasion des fêtes de Noël et afin de marquer la nouvelle année avec des saveurs franc- comtoises, la Ville de Pontar- lier a offert une meule de comté à l’ensemble des mili- taires composant cette com- pagnie. Laquelle était alors en mission à Bergues près de Dunkerque avec les militaires du régiment de marche du Tchad de Meyenheim. Un beau moment de partage loin des pâturages du Haut- Doubs. n Pontarlier chouchoute ses soldats au comté La C.C.I. du Doubs a intégré ses nouveaux locaux L’actualité bouge, les dossiers évoluent. La Presse Pontissalienne revient sur les sujets abordés dans ses précédents numéros, ceux qui ont fait la une de l’actualité du Haut-Doubs. Tous les mois, retrouvez la rubrique “Retour sur info”. Fibre et 4 G : Orange annonce une accélération Les premiers salariés de la C.C.I. du Doubs à Pontarlier ont intégré leurs nouveaux locaux anciennement occupés par le magasin Interprix. “2 600 foyers raccordables à la fibre à Pontarlier” annonce le directeur d’Orange Est. est éditée par “Publipresse Médias”- 1, rue de la Brasserie B.P. 83 143 - 25503 MORTEAU CEDEX Tél. : 03 81 67 90 80 - Fax : 03 81 67 90 81 E-mail : redaction@publipresse.fr S.I.R.E.N. : 424 896 645 Directeur de la publication : Éric TOURNOUX Directeur de la rédaction : Jean-François HAUSER Directeur artistique : Olivier CHEVALIER Rédaction : Frédéric Cartaud, Édouard Choulet, Thomas Comte, Jean-François Hauser. Régie publicitaire : Anthony Gloriod au 03 81 67 90 80 Imprimé à Nancy-Print - I.S.S.N. : 1298-0609 Dépôt légal : Mars 2018 Commission paritaire : 0217 D 79291 Crédits photos : La Presse Pontissalienne, C.C.J.B., G.P.P.R., L. Lépeule, Ville de Pontarlier. Les sapeurs du 13 ème R.G. ont reçu un cadeau original et plein de saveurs. Dépotoir L’affubler du nom d’ “affaire Mennel” serait donner à ce nouveau scandale médiatico-people l’importance qu’il n’a pas. L’auto-exclusion de l’émis- sion-phare de TF1 The Voice de la chanteuse bisontine Mennel montre s’il le fallait encore la nuisance pro- fonde que causent les réseaux sociaux en matière de cohésion sociale. Plus encore que son cousin Facebook où l’argumentaire peut au moins être développé sans limite de caractères, le réseau Twitter confirme sa posi- tion de dépotoir numéro 1 de toutes les bassesses, aigreurs et rancœurs de la société actuelle. Sans parler de la vacuité de la plupart des propos qui y sont échangés. La pauvre apprentie chanteuse a fait les frais de cette machine à broyer à ses dépens dans un déferlement de vio- lences inouï, dépassant de loin la por- tée des propos qu’elle avait eu la bêtise de diffuser sur le réseau social il y a quelques années. Clouée au pilori avant même d’avoir pu avan- cer une once de justificatif à ses pro- pos d’alors, elle a été renvoyée à ses chères études d’anglais aussi vite qu’elle était apparue sur les écrans une semaine plus tôt. Si les propos de la jeune fille sont évidemment condamnables par la morale, sans doute par la loi, que dire alors de ceux que répandent à longueur de jour- née et sans que jamais ils ne soient inquiétés, les prêcheurs officiels du P.A.F. et autres rappeurs qui, sous couvert de leur statut d’artistes, ins- tillent des propos tout aussi venimeux et ce, en toute impunité. La pauvre gamine ignare, peut-être sous influence, voit ses ambitions ruinées, sans doute à jamais. Comme pour d’autres avant elle, et encore bien d’autres après, le droit à l’oubli et à la rédemption n’existera plus. Plus que le désespérant nivellement des idées que charrient ces réseaux sociaux souvent utilisés à mauvais escient, c’est la part sombre de l’hu- manité qui transparaît via ce Big Bro- ther caché dans le “cloud”, collabo et délateur insaisissable des temps modernes. Derrière la technologie, n’oublions pas qu’il y a l’homme et ses bas instincts, qui ont trouvé là un terrain de jeu sans limites et morti- fère. n Jean-François Hauser Éditorial

RkJQdWJsaXNoZXIy MTEwNjg=