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17
LE DOSSIER
LE DOSSIER
L’
essentiel des pistes de fond et
la totalité des remontées méca-
niques, c’est-à-dire Chauffaud,
Mont Meusy et la Bonade à
Grand’Combe-Chateleu se concen-
trent aujourd’hui sur le versant fran-
co-suisse du Val de Morteau. Là où
se trouvent les meilleures conditions
d’enneigement. Côté paysages, ce
domaine mérite largement le détour
sans offrir, pour autant, ni les pentes
d’un Mont d’Or ni l’ambiance nor-
dique du plateau des Fourgs ou de
Chapelle-des-Bois.
Même si la géographie et l’altitude
n’expliquent pas tout, ces données
ont quand même largement favorisé
l’essor du ski dans le massif. Pour ces
raisons et d’autres probablement, le
Val de Morteau s’est familiarisé avec
la glisse un peu plus tardivement
qu’ailleurs. Le Ski-Club de Villers
voit le jour en 1934 et la Société des
Sports d’Hiver de Morteau (S.S.H.M.)
en 1937, soit une bonne vingtaine
d’années après celui du Risoux par
exemple. Dans la foulée, les premiers
tremplins, les premières pistes sont
ouvertes à Côte Grillon et à la Com-
be Geay. Les skieurs locaux dévalent
également les pentes des Arces.
La S.S.H.M. débroussaille en 1942
une piste sur le Mont Vouillot qu’il
faut, comme les autres, remonter à
la force du mollet. Après la Libéra-
tion, les pionniers du club mortua-
cien se mettent en quête d’un lieu
propice au saut à ski. Ils construi-
sent alors le tremplin en bois au lieu-
dit le Stand.
Débute alors une formidable épopée
qui prend toute sa dimension à par-
tir de 1951 avec l’organisation de la
Coupe Klaus, du nom de la célèbre
chocolaterie mortuacienne. Le direc-
teur de la fabrique, Maurice Gander,
également membre de la S.S.H.M.,
propose de doter ce concours de nom-
breux lots. Ce
sponsoring
attise vite
les convoitises. Les plus grands cham-
pions de la discipline s’affrontent à
Morteau devant les regards admira-
tifs de milliers de spectateurs. En
1955, la S.S.H.M. finance la construc-
tion d’un tremplin enmétal doté d’une
piste de réception de 120 m. Le record
est établi en 1960 par l’italienAimoni
avec un saut de 82,5m. Les problèmes
d’enneigement, de mise aux normes,
de bénévolat rendent ensuite de plus
en plus complexes l’organisation de
l’épreuve.La dernière édition de la cou-
pe Klaus a lieu en 1973 et le tremplin
est démonté quelques années plus tard.
Les efforts investis dans cet équipe-
ment ont longtemps retardé
l’installationde remontéesmécaniques.
Le premier remonte-pente sort de ter-
re en1959 auGrandMont.LaS.S.H.M.
sollicite un prêt auprès du syndicat
des fabricants horlogers.
“Ce téléski
migrera au Mont Vouillot puis sera
transféré plus tard à la Bonade où il
fonctionnera jusque dans les années
quatre-vingt”
, explique Michel Ory,
l’ancien président du Ski-club du Val
de Morteau né de la fusion de la
S.S.H.M. avec le Ski-Club de Villers
en 1989. Toujours dans les années
soixante, Morteau, Les Gras et Gran-
d’Combe-Chateleu s’associent en vue
d’étudier la faisabilité d’aménager un
site alpin au Mont Châteleu. Ce pro-
jet ambitieux se heurte au protec-
tionnisme des propriétaires fonciers.
Ils s’opposent également avec succès
aux tentatives de Pierre Gaiffe
d’implanter un véritable complexe tou-
ristique au même endroit. La station
duChâteleu-Chataignot ne verra jamais
le jour.
Les skieurs duVal deMorteau devront
finalement patienter jusqu’en 1969-
1970pour goûter auxplaisirsdes remon-
tées mécaniques installées au Chauf-
faudet auMontMeusy.La communauté
de communes duVal deMorteau assu-
re désormais la gestion de l’alpin et du
nordique. Le ski-club a été rejoint en
1990 par la section fond de la M.J.C.
Originalité, il loue depuis très long-
temps une structure d’hébergement
située dans la station alpine desConta-
mines.
“On peut y aller un mois et 5
week-ends par an.Tous les skieursmor-
tuaciens se sont perfectionnés en fré-
quentant cette propriété qui appartient
à une association de protestants. Cela
nous sert aussi à l‘organisationde stages
pour les jeunes qui s’entraînent au
Chauffaud et au Mont Meusy. Le club
compte 300 à 350membres si l’on inclut
ceux profitant des séjours aux Conta-
mines. Il y a environ 150 licenciés “spor-
tifs” autant en fond qu’en alpin.”
Le problème dumanque de bras se fait
de plus en plus aigu. La Val’Ski, cour-
se populaire de ski de fond qui se dis-
putait sur les crêtes, a périclité faute
de neige.
“On organise encore quelques
concours régionaux en ski alpin au
Mont Meusy. Mais les jeunes sont de
moins en moins attirés par la compé-
tition. Ils ont du mal à persévérer au-
delà des cadets.”
La mode du zapping
des activités affecte toutes les disci-
plines sportives.Changement d’époque,
changement de comportement auquel
il faut bien s’habituer.
V
AL DE
M
ORTEAU
Un concours d’envergure internationale
Dans le souvenir de la célèbre Coupe Klaus
Cette compétition de saut à ski organisée jusqu’au début des années soixante-dix a
marqué toutes les mémoires dans le Val deMorteau où la pratique des sports d’hiver
se structura plus difficilement sans jamais rattraper son prometteur décollage.
Les plus grands champions de la dis-
cipline se retrouvaient tous les ans
sur le tremplin de Morteau pour dis-
puter la Coupe Klaus.
L’événement attirait entre 10 000 et
12 000 spectateurs.
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Zoom
Le saut mortuacien
définitivement enterré
E
n 1996, une poignée dʼinconditionnels
de la section saut du ski-club du Val
de Morteau envisagent de renouer avec
cette pratique délocalisée entre temps
sur Chaux-Neuve. “On a monté un pro-
jet concernant la construction d’un petit
tremplin synthétique de 25 m qui vien-
drait compléter les installations de Chaux-
Neuve” , rappelle Jacques Ryser, à
lʼorigine de cette initiative. Les argu-
ments avancés ne manquaient pas
dʼintérêt. Avec près de 18 000 habitants,
le Val de Morteau offrait un potentiel
démographique laissant espérer un pos-
sible redémarrage du saut. 20 ans après
la mise au rencart du grand tremplin, il
subsistait encore un noyau de prati-
quants prêts à sʼinvestir dans
lʼencadrement de la discipline. “Pen-
dant des années, on a continué à
s’entraîner régulièrement à Chaux-Neu-
ve. On se déplaçait avec une ou deux
voitures”, confirme lʼancien sauteur.
Dʼautre part, le district et les sponsors
étaient plutôt favorables et prêts à mettre
la main à la poche. “À l’époque, le mon-
tant de cet équipement s’élevait à 300 000
francs. Sa réalisation était néanmoins
conditionnée à une subvention indis-
pensable du Conseil général qui avoi-
sinait 1/3 du financement. Les instances
du ski pouvaient apporter environ 35 000
francs. Le reste était supporté par le
district qui n’avait pas les moyens de
prendre tout en totalité” indique Jean-
Marie Binétruy.
Malheureusement, le Département nʼa
pas souhaité sʼengager sur ce tremplin
complémentaire, considérant quʼil inves-
tissait déjà beaucoup dʼargent dans le
stade de saut de Chaux-Neuve. Jacques
Ryser nʼa pas tout à fait la même per-
ception des choses. “En se débrouillant
bien, on pouvait faire pour beaucoup
moins cher. Si ce projet n’a pas abou-
ti, c’est davantage le fait d’une volon-
té politique.”
La Val’ski était la dernière
grande épreuve populaire de fond.
Elle n’a pas résité au manque
d’enneigement.